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Regroupements sectoriels : Partie II – Les entreprises gagnent à se regrouper

Entrevue avec Sonia Vachon, vice-présidente, copropriétaire et directrice générale d’Acier Robel

Par Yves Therrien, collaboration spéciale

Aux dirigeantes et dirigeants d’entreprises qui se demandent si la participation à un regroupement sectoriel ou à une grappe industrielle vaut la peine, Sonia Vachon, vice-présidente, copropriétaire et directrice générale d’Acier Robel, de Saint-Eustache, répond « OUI » sans hésitation.

Le premier réseau dans le secteur de l’acier a été créé par le Groupe Canam en 1996. Il regroupait alors une quinzaine de petites et moyennes entreprises du Québec et de l’Ontario, pour un total d’environ 45 compagnies en Amérique du Nord.

Aujourd’hui, avec le Réseau Acier Plus Amérique du Nord, on compte une soixantaine de membres au Canada, dont une vingtaine au Québec, précise Mme Vachon.

« Nous sommes tous actionnaires du réseau d’achat qui nous permet d’avoir un meilleur pouvoir d’achat, en plus de nous donner des ristournes sur les achats. Le Réseau a de plus investi dans de nombreux programmes de formation, notamment avec l’Université Concordia pour former des dessinateurs. »

Pour elle, faire partie d’un tel réseau comporte de nombreux avantages, non seulement en termes de pouvoir d’achat de matériels ou de pièces, mais surtout pour le réseautage et les nombreux contacts qui offrent les plus grandes valeurs du regroupement.

Ainsi, à la suite des activités ou des colloques, il se développe des relations d’affaires et même des amitiés capables d’ouvrir des portes, de donner des conseils ou de créer d’autres possibilités de collaboration, notamment. Non seulement les entreprises bénéficient de bons prix pour leurs fournitures, mais en alliant des partenaires et des concurrents, le réseau crée de nombreuses occasions d’affaires, de collaboration et d’entraide favorables aux entreprises participantes.

Elle cite l’exemple d’un concurrent qui l’a contacté il y a peu de temps pour lui poser des questions sur les performances et autres caractéristiques d’un robot fraîchement installé dans ses installations, et ce, avant de lui-même faire l’acquisition d’un équipement identique. Ayant fait précédemment une démarche similaire auprès d’un autre utilisateur de son réseau pour savoir si l’achat valait le million de dollars nécessaire à l’investissement, elle a répondu aux questions de son concurrent dans un esprit d’entraide et de collaboration.

Partenaire pour des solutions communes, même si elles sont concurrentes en affaires, chaque entreprise a son créneau et l’entraide fait partie de l’expérience. D’ailleurs, particulièrement avec la pandémie actuelle, les usines fonctionnent à plein rendement et l’entraide est d’autant plus importante.

En outre, comme les entreprises membres du réseau Acier en sont aussi actionnaires, elles peuvent participer aux décisions de l’organisation d’une manière collaborative et structurante.

Pour Sonia Vachon, les avantages d’un tel réseau sont indéniables. Chaque acteur de l’industrie de l’acier, incluant les fournisseurs, y trouve son compte.

Source photo : Acier Robel

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